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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 09:56

Bonne résolution 2013  : ne plus jamais regarder un film à suspense toute seule un soir d'hiver !

 

Parce que ce film de Brian de Palma est un thriller prodigieux : "Pulsions", ou "Dressed to kill" en anglais.

L'histoire d'un psy schizo transexuel (oui, j'adoooore), personnifié par le fabuleux acteur Michael Caine, qui court après toutes les femmes qui excitent sa part masculine. Sa part féminine se déguise d'une pseudo perruque blonde, d'un rasoir et cherche à zigouiller les deux bonnasses du film, blondes, maquillées, vêtues de soie à la mode 80's et de drapés qu'on a envie de caresser.

 

Caresser justement... La scène d'ouverture du film nous chauffe sous la douche avec Angie Dickinson, nue, dans la vapeur, son mari qui se rase à côté, ...

pulsions-dressed-to-kill-brian-palma-1980-L-cfZCAR

 

.., son corps qui se gonfle sous les effets de la chaleur, mmmhhhh,

pulsions photos1

 

et là, une silhouette d'homme surgit derrière elle et l'étouffe de ses mains masculines.

Dressed to Kill

 

Horreur ! Elle se réveille !

Cette scène évoque tout de la suite : un film entre fantasmes, érotisme et horreur...

 

La scène du musée est exceptionnelle : mon fantasme absolu, le musée ! S'assoir dans une salle, observer le tableau de nu devant soi, les promeneurs, les touristes, imaginer leur vie, se détacher de sa vie, se couper du monde, entrer dans une bulle et s'apercevoir qu'un homme vient de s'approcher, qu'il s'est assis là tout près. Qu'il peut sentir notre parfum de femme esseulée. Qu'on peut respirer sa fragrance érotique. (Bon bref, je m'emporte là)

pulsions photos4

 

Ensuite ils se poursuivent dans les couloirs du musée, elle perd son gant, il ramasse son gant, elle cherche son gant, elle retrouve l'homme inconnu à la sortie du musée, il l'attend dans un taxi, il la fait jouir dans le taxi (le chauffeur s'en souvient encore), il la ramène chez lui, ils y passent l'après-midi, il dort, elle se rhabille, il faut qu'elle file, son mari et son fils ado sont à la maison, elle met un temps fou à se rhabiller (d'ailleurs on  notera que tous ses vêtements sont blancs, virginaux, symboles de son innocence excitante, annonciateurs de l'acte sanguin fatal), elle ne retrouve plus sa petit culotte, elle sourit en repensant au moment où il la lui a retirée, elle veut lui laisser un mot, elle ouvre le tiroir, elle fait sa curieuse et lit les papiers (nous aussi, on est curieux), il travaille à Wall Street (un trader, normal, on est à New-York...  il est riche, a des tableaux d'art contemporain aux murs, cliché, cliché du pouvoir érotique masculin), dans le tiroir il y a un document officiel, la caméra (et notre regard) se rapproche, il y a écrit qu'il a la syphillis (Il a une maladie vénérienne !! C'est bon ça !! Mais c'est quoi ce film? On vient de passer du film à fantasmes au film trash, c'est limite drôle... )

elle prend l'ascenseur, elle tremble, elle doit se dire "une maladie vénérienne putain ! Putain de pulsions que je n'aurais pas dûes assouvir !" (Là on se dit que le film parle des pulsions, de l'enfermement du couple, des fantasmes féminins...)

elle s'aperçoit qu'elle a oublié sa bague (ou plutôt son énorme caillou qui brille comme dans tous les films des 80's),

 

pulsions photos5

 

oh non, il faut qu'elle y retourne, chez lui, au 7ème étage. Elle appuie sur les boutons de l'ascenseur. Une enfant la regarde. Très fort le symbole de l'enfant qui juge de son regard accusateur. La belle Angie est mortifiée de culpabilité, de peur.

Le suspense monte...

 

Dressed-Kill-elevator 400

 

Et hop, une bras surgit avec un rasoir et elle se fait égorger dans l'ascenseur, y'a du sang partout sur ses chics vêtements blancs ! Et là, on comprend que ce n'est pas du tout un film érotique que l'on regarde, que les pulsions humaines ne sont pas que sexuelles...

 

J'ai trouvé exceptionnel le personnage du fils d'Angie Dickinson : il est le parfait geek, inventeur, portant des lunettes, qui ne quitte jamais son bureau. Mais il est sain et intelligent. C'est le héros du film.

on-a-revu-pulsions-de-de-palma-et-c-est-top,M99598

 

Le film montrerait-il que la femme doit se méfier des clichés de l'homme érotique, du financier plein d'assurance, du beau psy rassurant qui sait tout de nous ou du mari confortable?

La dernière scène nous montrerait-elle que derrière chaque geek se cache notre héros, un homme bien !!??

 

4786 16 1080p

 

 

La morale du film?

Une femme ne devrait jamais demander à son psy s'il a envie d'elle !!!! Ha ha ha !! Surtout si elle est blonde, envahie de pulsions et que son psy est transexuel et s'habille pour tuer... Dressed to kill...

 

pulsions photos2

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Published by 100sens - dans Cinéma
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commentaires

Hervé 26/12/2012 12:15


Donc je récapitule: il faut éviter les douches (mais on le savait), les psy, les ascenseurs,les fausses blondes, si possibles les musées et les taxis (quoique...).


Reste la Patagonie. Demain.


 

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