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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 23:08


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Ce qui m'émeut chez Simon Hantaï, c'est la force, l'énergie, la simplicité, l'évidence avec lesquelles il crée ses oeuvres. Loin du peintre de la précision, il est un peintre ouvrier, en hommage à son pays de jeunesse, la Hongrie, et un peintre qui s'inspire de son enfance à travers le tablier de sa mère.

 

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A la vue de ses toiles immenses, qui pourrait imaginer qu'il reproduit le tablier de sa mère?

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N'y a-t-il pas  de l'hommage, de la nostalgie et de la joie à reproduire ces souvenirs si colorés ?

 

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En 1975, il nomma une oeuvre ...del Prato

 

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En hommage à l'oeuvre de mon peintre préféré, que l'on peut admirer en Toscane : la Madonna del Parto de Piero delle Francesca. Regardez bien le fond capitonné de l'oeuvre originale :

 

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Cet artiste nous offre un véritable bouquet de références : le tablier de sa mère, le fond capitonné du tableau de la Madonna del Parto, le matelas de Lacan : autant de symboles se rejoignant dans une seule et même oeuvre TABULAS, la table des "Un" : UNE couleur, UN motif répété, UNE toile, UNE technique, UN artiste, UNE émotion, UNE admiration, UNE jouissance.

 

Je vous invite à lire l'article de Iota qui décrit divinement bien la symbolique du découpage de la toile ou comment Hantaï "s'engendre lui-même".

 

Voyez l'artiste dans son atelier, entouré de ses oeuvres :

 

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Admirez ce visage, cette douceur et cette force dans les traits :

 

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Pour comprendre la technique de Simon Hantaï, rien de tel que de regarder les vidéos le montrant au travail.

Il plie la toile, il noue les bouts à l'aide de cordes telle un ouvrier patient s'attelant à son labeur sans se plaindre, puis il aplatit l'oeuvre à l'aide d'un rouleau, avant de la peindre d'une couleur monochrome et la découper pour s'en séparer, telle la madonne ouvrant sa robe faisant apparaître le fruit à engendrer.

 

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Il faut voir l'homme déplier la toile telle une lingère secouant son drap. Le peintre est sculpteur, artiste, ouvrier, homme dans tout sa splendeur et sa vigueur. Impressionnant !

 

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L'expo est au Centre Pompidou/Beaubourg jusqu'au 9 septembre 2013.

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:00
Bienvenue au Festival Pigalle qui se déroule trois jours par an (en mars) et nous fait découvrir ce quartier en mode nocturne ! 

Commençons par jouer au Bingo Bobo ! La salle est remplie de beaux parisiens, de tables de girls, de tables de bobos, de beaux mecs, ... Imaginez-vous avec votre fiche de numéros, la roue de boules qui tourne, l'annonce du numéro pioché, cocher votre grille, on se prenait au jeu, on était déçu, on avait l’espoir de remplir une ligne, puis toute la grille, les confettis nous consolaient, la musique nous animait, certaines gagnaient, d'autres buvaient.

 

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Les lots étaient des slips d’homme, des bouteilles de vin, des sacs et des sex toys ! Nous étions en plein Pigalle ! La soirée était animée par une équipe tout droit sortie du dernier Elle : chemises en jeans, cheveux ébouriffés, chignons buns, bracelets colorés. Le kif !

 

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Puis à 23h, nous avons suivi un parcours nocturne. Vous vous imaginez un truc underground réservé à des aficionados, n'est-ce pas !!?? En fait, il suffit de prendre des places sur Fnac.com ! Plusieurs parcours sont proposés pendant trois soirées.

 

Le parcours pour une vingtaine de personnes était animé par notre guide, Sylvanie de Lutèce, aux accents de titi parisien, qui se rapprochait plus de la Gelsomina de La Strada que de La Goulue de Lautrec.

 

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La Goulue, justement, et son histoire dans le quartier de Pigalle, c’est elles que nous avons suivies pendant 1h30. Le départ se fit depuis la villa Frochot

 

Nous attendaient trois performances de cabaret, joliment libertines, très artistiques, un poil érotiques, jamais vulgaires et toujours magiques.

 

La première se tenait dans la cave du Caveau des artistes

 

Descendre un escalier escarpé dans la pénombre. Se tenir au mur. S’asseoir sur le sol d’une petite pièce avec une micro scène. La performance commence sur de la musique langoureuse. Une femme asiatique danse lentement. Elle s’approche avec des bols remplis de produits phosphorescents. Elle est à un mètre de moi. Elle a un corps sublime. Elle est nue. Complètement nue. Seul le noir l’habille. Je ne pense plus à rien. Elle trempe l’index de chaque main dans la crème blanche, se poudre le visage de blanc, puis la bouche de rouge. Geisha ! Puis elle dessine les os de ses bras, de sa cage thoracique, de ses cuisses, de ses jambes. Méticuleusement, elle utilise ses majeurs pour changer de crème. Elle est passée au rouge ! Que va-t-elle exprimer de ce rouge ardent et brillant ? Elle dessine un cœur autour de son sein gauche. Elle a des seins magnifiques, petits, fermes, doux. Elle reprend du rouge. L’autre sein ? Non, sa main descend vers son pubis, joliment épilé. Elle dessine un cœur. Un cœur sur le pubis. "Oh" soupire-t-on dans l'assistance, un "oh que c'est beau". Elle se recule, danse encore un peu et nous quitte, tous subjugués.

 

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A peine remis de cette première émotion, nous reprenons notre balade en passant une grille et entrons dans une ruelle. Un hôtel particulier nous attend. Il s’agit de la Villa Clara

Nous sommes chez Clara. Clara loue parfois les lieux pour des films, des hôtes, des animations. L’escalier est en colimaçon. Les tableaux au mur, coquins. Les objets, éclectiques. Les livres, décadents. Une chambre d’étoffes s’ouvre à nous dans une rotonde.

 

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Puis nous pénétrons religieusement dans un boudoir salle de bain où une femme nue prend son bain. Son homme à la tête de gorille joue de la guitare. Nous nous installons. La performance commence. Et quelle performance !!

 

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Elle se met à chanter l’art de la fellation. Sa voix est cristalline et résonne dans la baignoire. Les paroles sont enjouées, coquines, drôles. Aucune vulgarité. Elles prônent la fellation comme régime. Avaler ferait mincir. Vitamines, protéines. Quand elle eut fini de nous convaincre, la chanson enchaîne sur l’art de la sodomie, où là ce n’est plus aussi simple. Il s’agit de pouvoir et de politique ! Elle prend des lunettes et se met à lire le journal dans son bain en chantant. Un enchantement !

 

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Je regrette de ne pas avoir enregistré les paroles. Elles m’ont trop plu et je ne puis les reformuler sans perdre leur essence. L’interlude terminé, il nous faut quitter les lieux. Quel regret, j’aurais pu écouter sa voix, soutenir son regard pendant des heures.

Nous crions des bravos ! Des bravos dans une salle de bain. J’ai l’impression d’être au début du siècle quand les femmes de Pigalle envoyaient leurs jambes en l’air sur scène. Quelle surprise se devait être pour le public de l’époque, quels émois cela devait provoquer.

Nous discutons un peu avec notre hôtesse Clara, femme éclectique et sympathique, comme sa maison.

 

Nous nous arrêtons devant une maison au 1 rue Frochot, rachetée un temps par Sylvie Vartan, qu'elle n'a jamais habitée et qui serait hantée. 

 

Enfin nous rejoignons le Calamity Jane où s’est tenu le Bingo pour une ultime performance. Un spectacle de cabaret, de magie, de striptease où notre dernière performeuse, grande, mince, blonde, maquillée, clownesque, finit « à poils » dans une tenue fort ironique : touffes de poils de fauve sous les aisselles, sur le pubis et une queue de lionne ! Des sourires, des rires, des applaudissements pour finir ce parcours nocturne d’étonnements, de ravissements et de dépaysement.

 

Fellini n’est pas loin… Je le comprends tant soudain.

 

Vivement l'année prochaine !

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 22:26

Georgy Kurasov est un artiste russe entre cubisme, constructivisme et sensualité. J'aime la mise en valeur des courbes des femmes tout en contraste avec les alignements de l'architecture qui les entoure. Les lignes droites, lignes de fuite, lignes d'horizon, angle de vue, corps angulaires, nez anguleux, genoux à angles droits, épaules alignées... Les couleurs sont vives, la peau est charnelle, le décor lumineux.

 

Il y a de la mythologie, des symboles, des femmes nues, l'art des grands maîtres de la peinture dans ses tableaux qui m'inspirent... Jugez-en par vous-mêmes.

 

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Horizon y es-tu? / Ma jupe est fendue... / Regarder sous la ligne. Pas celle-là, c'est défendu ! / Regarde plutôt ma ligne / mon bras tendu / le triangle qui s'aligne / et la vue...

 

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Adam et Eve encerclés et enlacés par leur destin, entourés de symboles religieux, en petites sphères, sein et ventre rebondis, tout en arrondis. Avec au plein centre du tableau : le péché originel, tout près de la pomme.

 

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Sublime ligne du bras qui s'aligne avec celle du ventre tirant notre regard dans toute la verticalité  du tableau, tout comme le vase, la guitare et le mur le long du rideau. Tout le décor est sujet à rigueur, le carrelage à carreaux, le radiateur, les muscles.

Et pourtant il se dégage de ce tableau une incandescente sensualité féminine de par la lumière rouge comme le feu du dos de la femme, brûlante.

 

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Et toujours le même carrelage coloré :

 

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Le mythe de Pénélope, attendant Ulysse, surveillant l'horizon qui a inspiré l'artiste plusieurs fois...

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 20:00

Sublime sculpture érotico-symbolique : La Pudeur cède à l'Amour (Château de Fontainebleau), de Jean-Baptiste Joseph De Bay, 1853.

 

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La femme debout représente la Pudeur, l'enfant ailé l'Amour.

Le jeu de pieds semble montrer l'avancé de l'Amour sur la Pudeur, sa prise de pouvoir : elle va céder, elle est en train de céder. Il tire sur son vêtement. Photo d'un instant, où toute la force de la sculpture se matérialise par la sensation de mouvement imfime : juste avant que la retenue de la Pudeur ne cède à la volonté de l'Amour, tombant le drap, ultime symbole de résistance.

 

Petit dieu de l'Amour charmant la Pudeur, usant de ses charmes. Un vrai petit charmeur, baisant avec délicatesse ses doigts pour mieux la faire céder. S'accrochant à son drapé tel un enfant capricieux.

 

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La Pudeur semble se cacher de l'Amour, son visage lisse et parfait se détourne, ses yeux sont clos, sa coiffure maîtrisée. Elle tient le tissu qui les sépare physiquement, et, de sa main gauche, protège son corps et son coeur. Mais son bras droit nous montre sa faiblesse, tombant avec abandon, offrant docilement sa main droite à l'Amour.

 

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Mais au spectateur, elle dévoile l'essentiel :

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Enfin, ce n'est que mon interprétation...

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 12:50

Style dépouillé, second degré, inventivité féconde, voici Joël Guenoun, un graphiste qui joue avec les mots et leur visuel au travers de métaphores. C'est exceptionnel. Riche. Intelligent. Créatif.


Vous pouvez les découvrir sur le site de Joël Guenoun. Il a aussi publié des livres que j'ai absolument hâte de découvrir. "Toucher les mots, les faire bouger, les regarder jouer est un enchantement, un éveil jubilatoire au plaisir de la langue..."

 

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En outre, il publie un mot du mardi sur le site suivant (tous les mardis évidemment) :

http://vousnepouvezpasraterca.blogspot.com/

 

Dans la liste, ma préférence va à ces mots-là.

Et vous ?

 

IndiviDUEL => sublime dualité !

PlatoNIQUE => pas du tout charnel en effet, j'adore, j'adore !

FragRANCE=> ça sent quoi là ?

QuarTIERS => 1/4 vs 1/3 pour les matheux

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:37

Barbie trash, Barbie cash, Barbie sex, Barbie peste, Barbie tueuse, Barbie clopeuse!

Mariel Clayton l'a fait, voici mon fantasme de Barbie :

 

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Mais attendez que je vous explique:

Un jour que j'étais à un cocktail (ouahou j'adore dire cocktail) tout ce qu'il y a de plus chic, que je tenais ma (mmmh 4ème) coupe de champagne de mes fins doigts, lissant ma veste avec grâce, ajustant mon collier avec délicatesse, avançant un escarpin vernis, j'eusse une conversation très châtiée sur un non sens, une injustice, une aberration : Barbie ne fait pas caca...

Ah ça, oui, son chien, superbe Golden retriever au pelage soyeux et doux, lui on lui met 3 tic-tac dans le museau et hop, on appuie sur la queue et les tic-tac ressortent comme par magie (bon ok, le chien qui chie orange et vert pomme, c'est pas très glamour, mais bon, quand on a perdu les billes marrons d'origine, on improvise).

 

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Donc j'enchaîne la conversation " - C'est pas croyable que Barbie ne fasse pas caca, elle ! Et puis, elle ne met jamais de tampax, ! Non vraiment, Barbie est trop aseptisée !"

 

...suite à cette conversation, j'ai été surnommée "Miss Barbie" paraît-il... j'comprends vraiment pas pourquoi moi...[???]

 

Et voilà, après vérification, Mariel Clayton l'a fait : Barbie qui va aux toilettes (je kiffe, je kiffe). Et ce n'est pas tout, regardez:

 

Barbie s'offre des godes à Noël et Ken boude !

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Barbie échange les rôles avec Ken.barbie-vs-ken-500x338.jpg

 

Barbie se fait servir du vin rouge dans sa baignoire par robot Ken.

Là, je m'identifie sans problème ! Quel kif !

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Les autres photos du projet sont très gore, pleines de sang, de meurtres, d'enfants dézingués. A vos risques et périls.

 

http://www.thephotographymarielclayton.com/

 

 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 09:30

Cette semaine, je suis très portée sur les postérieurs, les derrières, les fesses, les c... quoi ! Au hasard des mes articles en retard, du calendrier des rugbymen et des catalogues de maillots de bain : je suis sujette à des visions de multiplication de culs rebondis et musclés. Fantasme(s) ou réalité ?

 

Et bien, croyez qu'après avoir assisté au ballet Roméo & Juliette, il s'agissait bel et bien de réalité ! Mise en scène de Rudolf Noureev par le Ballet de l'Opéra de Paris, à l'Opéra Bastille. Dorothée Gilbert (Juliette), Josua Hoffalt (Roméo), Stéphane Phavorin (Tybalt), Mathias Heymann (Mercutio).

 

Outre ces exhibitions de postérieurs masculins (plaisantons, plaisantons), sur scène, on a pu retrouver toutes les émotions et les couleurs de ce tableau :

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Romeo & Juliet by Sir Frank Dicksee (1884)

 

 

Et c'est Pénélope Bagieu qui évoque le mieux la persistance rétinienne qui nous poursuit encore des semaines après... et qui me pousse à oser écrire un hommage sans cul, ni tête à un ballet si splendide.

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@Copyright Pénélope Bagieu

 

 

Des petits, des minces, des galbés, des ronds, des larges, des serrés. Il y en avait pour tous les goûts et tous les collants. Plaisir des yeux, plaisir de la danse virile.

saluts 3

 

 

Ils virevoltaient, bataillaient, ondulaient, s'exhibaient, se rétractaient. Tour à tour farouches, timides, provocateurs, princiers, romanesques, rouges, vert. Capulet contre Montaigu. Montaigu contre Capulet. Dans un corps à corps, un cape et d'épée, un pied de nez, un coup de pieds aux c...

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Mais on dirait que c'est la coquine et mutine Juliette qui en profite le mieux. Après quelques ronds de jambes pour amadouer le beau Roméo, elle use de portés, jetés, balancés, cabrioles, fouettés, glissés et lui fait tourner la tête... dans tous les sens...

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:30

Avec un titre pareil, "Sense & sensibility", comment ne pas citer "Raison et Sentiments" de Jane Austen ?

Une oeuvre pleine de (bon) sens, de sensibilité, de sentiment.

 

Ne vous méprenez pas sur la photo de cette couverture, si le roman ne révèle rien d'indécent sur les moeurs de nos héroïnes, en revanche, elles n'ont aucune pudeur pour décrire leur sentiment.

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Marianne, la raisonnable, et Elinor, la passionnée. Deux soeurs, deux femmes, sensibles et cultivées, dans l'Angleterre romantique du début du XIXème.

Deux personnages auxquelles le(a) lecteur(rice) pourra s'identifier aisément. Etes-vous plutôt Elinor ou Marianne? Vous reconnaissez vous en chacune?

 

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Des gentlemen qui passent, les visitent, les quittent et reviennent. Personnellement, je trouve les hommes un peu désemparant, désemparés dans leur silence, ou au contraire leurs épanchements. Ils manquent parfois curellement de mauvais caractère, mais c'est peut-être le flegme anglais qui les rend pudiquement simples et dignes, trop amoureux pour être vrais. Virtuellement parfaits car fruits de l'imagination et des projections de Jane Austen sur ce que pensent et ressentent les hommes ?

Ne trouvez-vous pas qu'il manque à ces personnages masculins une dimension (3D) non négligeable ?

 

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Le flegme anglais d'un certain "futur Dr House"...

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Des adaptations cinématographiques et télévisuelles réussies.

L'oscar du meilleur scenario d'adaptation pour la grande Emma Thompson.

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L'écriture fluide, directe et courageuse de Jane Austen :

 

"- Je me suis souvent surprise moi-même à faire ce genre d'erreur, dit Elinor, à me méprendre sur quelque aspect d'un caractère ; on s'imagine que les gens sont plus gais ou plus graves, plus ingénieux ou plus stupides qu'ils ne le sont en réalité, et il est difficile de dire comment et en quoi l'erreur à pris naissance. Parfois on se fonde sur ce qu'ils disent eux-mêmes et, plus fréquemment, sur ce qu'en disent les autres, sans se donner à soi-même le loisir de réfléchir et de juger."

 

"Oh ! combien il est facile à ceux qui n'ont aucune peine personnelle de parler d'effort et de courage !"

 

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Le film d'Ang Lee (1995) :

 

by Kate Winslet :


 

Version télévisée de 2008 :

 


 
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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 22:30

Dans cette série, Christopher Boffoli parvient avec des photographies de miniatures à créer de réelles situations, racontant des histoires en une image...

J'ai sélectionné celles que je trouve le plus touchant.

 

Pris au piège par le labyrinthe de ses actes :

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Mad men ou bande d'asperges ?

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Jeux dans la neige :

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Love in a shell à l'abri des regards :

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Bain de soleil entre soeurs :

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Conversation entre vieux amis :

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:30

[Une récente étude scientifique, relayée par le site web du journal The Art News Paper, montre qu’être en contact avec l’art nous fait sécréter de la dopamine, qui provoque les mêmes effets que le sentiment amoureux.]

 

[Cette découverte est le fruit d’une étude menée par un neurobiologiste de l’Université de Londres, qui a étudié l’activité du cerveau de volontaires alors qu’ils étaient en train d’apprécier des toiles de maîtres. L’observation de Botticelli, de Monet et de Picasso a eu pour conséquence une augmentation du débit sanguin dans les zones du cerveau et une sécrétion importante de dopamine pour tous les volontaires. D’après le chercheur, ce même phénomène est observé lorsque l’on est amoureux. La présence de l’art dans notre société est donc bénéfique pour tous.]

 

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Botticelli_Mars_and_Venus.jpgBotticelli

 


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Pablo-Picasso---Figures-on-a-Beach-.JPGPicasso

 

 

[Autre découverte, les œuvres de John Constable, Ingres et Guido Reni ont un impact plus important, les expériences montrent un débit sanguin supérieur à 10 % par rapport aux autres travaux. Les commentateurs les plus impliqués voient dans cette étude scientifique une nouvelle technique pour mesurer la valeur artistique d’une œuvre d’art. De manière moins extrême, les musées pourront certainement s’appuyer sur cette étude pour légitimer leurs actions et démontrer l’importance de leur place dans la société.]

 

Merci au blog Thé Au Jasmin de m'avoir fair découvrir les résultats de cette étude.


Jean Auguste Dominique Ingres INJ003Ingres


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Ingres

 

art-painting-john-constable-270x335-2.jpgJohn Constable

 

constable_clouds-1882-oil-on-paper.jpgJohn Constable

 

Guido-Reni-Reclining-Venus-with-Cupid-Oil-Painting.jpgGuido Reni

 

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Guido Reni

 

 


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